Le premier mois de Merlin à la maison

Bon, en fait ça fait pas un mois, ça fait trois semaines.
Je me suis trompée.

Bref!

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Bonjour à tous!

Il y a « bientôt » trois mois, je vous faisait le récit de sa naissance. Je vous racontais combien on l’a attendu, avec espoir et angoisse. Combien il a été désiré ce chiot (et croyez moi, quand le gremlins est là, il FAUT l’avoir désiré très fort.)

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Verdict?

Plutôt très positif.

Le premier point, le plus important, le plus évident, le plus… Charmant. C’est le fabuleux travail que son éleveuse a réalisé sur la portée.
Merlin, il aime les humains. Très fort.
Merlin, il aime faire des bisous. Beaucoup.
Merlin, il aime les câlins. Genre, tout le temps.

Et ça, après les difficultés de mes premiers mois avec Ayla qui n’en avait rien à faire des humains (pas peur, mais pas d’attirance particulière), c’est génial.

Ensuite, en vrac:

Melin, il n’est pas très têtu. Moins qu’Ayla. Il l’est, mais c’est « facile » à canaliser. Vraiment.
Les bêtises qu’il a fait, c’est quand on était absentes, ou qu’on dormait.

Merlin, il adore Ayla.

Ayla, elle tolère Merlin. Pas plus.
Pas d’agressivité, mais pas d’entrain.
Puis faut pas qu’il remue trop.
En tout cas, pas trop près d’elle.
Sinon, madame râle.

 

Ceci dit, ça va faire trois jours qu’elle ne lui a pas mis de gueulante et depuis hier il a gagné le privilège de lui servir d’oreiller.
De toute façon, Ayla, depuis l’Allemagne, elle est bougonne. Elle veut pioncer sur le canapé, manger du poulet, et faire des siestes à l’ombre.
Alors forcément, le gremlins qui court dans tous les sens en bavardant, ça la soule vite.
En balade, à deux, ça va niquel par contre. Elle lui parle même avec plaisir et surveille qu’il ne soit pas trop loin.

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Merlin il aime bien aller chercher le pain tout seul, sans Ayla. Après une phase où il avait l’air très embêté par l’idée d’avoir une laisse, il s’est bien posé. Il n’est pas trop craintif en milieu civilisé, il faut juste lui laisser le temps de prendre la mesure des trucs qui le surprennent. Et, évidemment, super sociable avec tout le monde. Il a beaucoup de succès.

Merlin il est bavard. Les premiers jours, nous avons découvert une vraie drama queen cachée en lui. Il s’est calmé, mais il s’exprime toujours beaucoup. Quand il est content, quand il n’est pas content, quand il est calme, quand il est excité, même quand il dort.
Perso, j’adore.

Merlin, il a eu beaucoup beaucoup beaucoup de mal à supporter les absences au début. Même si l’absence c’était seulement une porte fermée en raison d’un besoin d’intimité aux toilettes.
Il me suivait même dans mon bain. DANS mon bain.
Pour ce point là, on a fait appel à une amie comportementaliste (Tabaki & Co) qui nous a donné de précieux conseils et est venu voir le gremlins. Bon, quand elle a pu venir, on avait tellement bien travaillé qu’il a été parfait et, limite, elle nous croyait plus….
Actuellement il en est au stade où.. ben ça va. Il peut rester seul dans le jardin (sans humain, sans Ayla) et y faire sa vie sereinement. J’ai pas testé longtemps, mais 10 min / un quart d’heure sans soucis.
En complément, il a pris des fleurs de bach depuis son arrivée, et je vais continuer encore quelques semaines. Pour info : Heather / Fausse Bruyère N° 14.
Surtout que c’est pas compliqué de les lui faire prendre.

Au niveau des bêtises ça a commencé douuuucement, douuuuucement. Mais ça y est, il est lancé. A son actif, pour l’instant, une éponge, un cable hdmi et une lampe.
Et la table basse rongée. Bon, c’est normal, c’est un chiot. J’aurais dû enlever le câble, et je n’avais pas réalisé qu’il était à présent assez grand pour piquer des trucs posés sur la table de la cuisine.

En fait, LE problème, c’est la propreté. Et pas vraiment la propreté « oups un pipi », nonon, « oups un pipi dans le panier du chien/l’autre panier du chien/sur le lit/sur le tapis de l’entrée (etc etc) ». Bref, vous aurez compris, Merlin aime bien faire ses besoins sur des trucs confortables.
Moi j’aime moins qu’il aime bien.
Sur le lit, c’est facile, si il y a des humains qui y dorment, il ne fait pas. Le reste du temps il n’a pas le droit de s’approcher du lit. Voilà.
Le canapé? Et bien, pour une raison mystérieuse, le canapé est épargné par les pipi du gremlins, pourtant, hein, il est confortable mon canapé, et le petit s’en sert pour dormir/jouer/regarder la télé comme tout le monde.
Alors.. Pour l’instant j’ai supprimé les paniers, tapis, trucs confortables…. Et je surveille pour le lit (Enfin, j’essaie. Hier, j’ai échoué. Puis un oiseau a fait caca sur la housse de couette qui séchait. Je pense que c’est une sorte de malédiction.)
Je remettrai les « lits de chien » quand il sera propre (et on sait tous très bien que ça peut être long. Ou pas. Espérons qu’il soit plus réactif qu’Ayla pour cet apprentissage là.)

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Voilà pour les nouvelles. On travaille plein de choses. Les bases (assis/couché/viens). Les bonnes manières (on ne saute pas les barrières, on ne gratte pas aux portes, on n’essaie pas de piquer dans les assiettes des gens…), sachant que pour ce point, Ayla aide beaucoup.
Les découvertes…. On est allé à la foire, voir des manèges, des enfants et beaucoup de bruit.
Et c’est pas mal.
Vraiment. Pas mal.

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Le mystère du cordon ombidical orange fluo

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je voudrais vous parler d’un « truc » sur lequel on me pose régulièrement des questions. La LONGE.
Cet étrange fil orange qui suit Ayla sur quasiment toutes nos balades, accroché à son harnais et vraiment pas esthétique.

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On me demande si elle n’a pas de rappel. Si c’est moi qui ait peur.
On me demande POURQUOI????

En effet, pourquoi continuer à attacher un chien de trois ans (presque), au rappel maintenant fort correct, alors que c’est moche et que j’aime la prendre en photo?

Et bien pour deux principales raisons.

D’abord, la plus évidente, ça me rassure. Ça me rassure parce que ça me donne 10 mètres de capacité d’action physique supplémentaire sur mon chien, 10 mètres qui se sont révélés fort utiles dans des cas où elle est hors de portée du wifi et ne capte plus rien de ce que je raconte (c’est à dire, quand elle vient de voir un chien, quand elle est sur une piste, quand une voiture arrive et qu’elle décide de courir après).

Le pied sur la longe suffit dans 90% des cas à la « réveiller », mettre une pose dans la stimulation, lui rappeler que j’existe et donc la persuader d’obéir à ma commande vocale.

Ca me permet aussi de gérer les variations d’humeur de la demoiselle, qui est à la merci de ses hormones et n’obéit au poil que 4 mois sur 6 (pendant ses chaleurs et les 3 mois suivants) sans avoir à m’inquiéter de si elle est ou pas dans le mood pour m’obéir.

Cependant, ça ne fait QUE me rassurer.
Un exemple : Il y a deux semaines, mes parents ont amener Ayla se promener avec leur chienne (perso, je faisais joyeusement la grasse matinée.) Ne voulant pas prendre de risque, mon père tenait à la main le bout de la longe (là où je la laisse trainer). Manque de bol, période de chasse, un sanglier passe en contrebas du chemin. Ayla folle s’élance en avant avec toute sa force. Mon père a tenu la longe. La longe a cassé net.
Ben oui…. C’est juste un bout de fil qui, maintenant, ne fait plus le poids face à la force qu’elle peut développer dans un vrai moment d’excitation.
Et que s’est-il passé? Rien. La longe a cassé, le choc a réveillé Ayla qui est revenu au pied sur la commande de mon père.
Qu’est-ce qu’il se serait passé sans longe? Peut-être la même chose, peut-être un drame. Et franchement, je ne veux pas le savoir.

Ensuite, la légalité.

Nous habitons dans un Parc National, le seul qui soit habité en France. Et dans les Parcs Nationaux, il y a des règles. Plein. De. Règles.
En l’occurrence, celle qui nous intéresse est la suivante :

Pour la tranquillité de la faune sauvage et des troupeaux, la divagation des chiens est interdite.
Ces dispositions ne s’appliquent pas :
– aux chiens tenus en laisse ou attachés,
– aux chiens des bergers, utilisés pour la surveillance, la conduite et la protection des troupeaux,
– aux chiens de chasse, participant à une action de chasse autorisée.

J’habite dans une zone de montagne, une zone sauvage, une zone d’élevage, une zone où 80% des habitants rêvent de se « faire » un loup.
D’une part je comprends et respecte la nécessité de ne pas laisser les chiens « libres » en zone de tranquillité pour les animaux, et d’autres part je ne veux pas de problèmes avec mes voisins ni avec les gardes du Parc.
La longe est le compromis le plus acceptable entre la liberté de ma chienne, sa sécurité et ma tranquillité d’esprit.
Alors, certes, vous me direz qu’une laisse de 10 mètres c’est un peu du foutage de gueule, mais c’est toujours une laisse. Et ça passe.

Les mauvais côtés….

Bon, c’est moche, on l’a déjà dit, c’est un fait. Mais c’est fait pour être visible, pas esthétiquement cohérent.

C’est « vaguement dangereux » (pour les accompagnants bipèdes qui ont la fâcheuse tendance à se prendre les pieds dedans).

Ca peut embêter Ayla si elle se coince quelque part ou quand elle joue avec d’autres chiens. (Même si dans l’ensemble, elle s’en sort bien avec son fil.)

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Mais alors, tout le temps?

Non, bien sûr que non. Il y a des endroits (hors parc), des périodes (printemps/été) où la chasse est fermée, les montagnes peu fréquentées, les touristes ailleurs et où je peux et ne me prive pas de la lâcher. Le tout est de trouver un bon équilibre entre sa liberté (et franchement, rien, ou une longe qui traîne dans son dos, pour elle, ça ne change pas grand chose) et ma tranquillité d’esprit.

D’un point de vue éducatif, la longe est un magnifique outil pour apprendre le rappel à un chien et j’encourage tout le monde à l’utiliser.
C’est bien de pouvoir balader son chien « en free », mais je vois trop de chiens « super gentils et obéissants » qui finissent sous les roues d’une voiture, tués par un sanglier, sous les crocs d’un autre chien ou les sabots d’un taureau parce que cette fois là, cette unique fois, il n’a pas écouté.

Et je refuse de prendre ce risque pour mes animaux.

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Des nouvelles

Bonjour à tous,

Avant toute chose, permettez-moi de vous souhaiter une très bonne année 2015. J’espère qu’elle vous comblera de bonheur et que vous serez à tout instant émerveillés par les cadeaux que la vie nous réserve.

carte(Ayla porte bien le chapeau, n’est-ce pas?)

Je n’ai pas été très présente sur le blog cette année (pour ne pas dire pas du tout) même si j’ai essayé de maintenir la page facebook active. (Et j’espère y avoir réussi).

Comme vous l’aurez peut-être déjà constaté, il n’y a pas eu de portée en 2014 en raison de problèmes de santé (que j’ai traversé, Ayla va bien, pas d’inquiétude!) et de soucis de coordination d’emploi du temps.
Le projet Castlecerf’s Litter est donc reporté à dans quelques mois.
Ayla devrait avoir ses chaleurs entre le mois de février et le mois d’avril et nous prévoyons de nous rendre en Allemagne à ce moment là.

En ce qui concerne les adoptants, les candidatures sont toujours ouvertes et les personnes intéressées sont invitées à m’envoyer un mail de candidature tel que décrit dans le billet « Ayla et Nanuq à Castlercerf ».

Le premier round qui a eu lieu en 2014 nous a permis de rencontrer des personnes fabuleuses.
Notamment Lydie, Stéphane et leur fille venus de l’Ain pour rencontrer Ayla.10295882_567234510041539_6109625250359143493_o

Et surtout Amandine, qui nous a rendu deux fois visites avec ses chiens et son compagnon.
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Nous avons également pu rencontrer Jane, Camille, Stéphane, tous propriétés d’heureux tamaskans, que nous remercions pour leur gentillesse et leur enthousiasme.

L’année 2015 s’annonce donc comme l’année des chiots, ceux d’Ayla, celui que nous aimerions ajouter à la famille….  Que de bonheur en perspective!

Bref, la motivation est revenue et j’ai plein de choses à vous raconter.

Alors à très bientôt!

Nouvelles

Bonjour à tous,

Cela fait quelques mois depuis le dernier post sur ce blog, et il s’en est passé des choses durant ce laps de temps…

Tout d’abord, une séparation amoureuse dans le cadre de laquelle Lycan est parti vivre avec son maître.

De retour à notre vie « d’avant » nous avons repris nos anciennes habitudes.
Ayla passe ses journées dans le jardin. Nous allons faire une promenade ensemble dans le village tous les midi, et de grandes balades lors de mes journées de repos.
Ayla semble s’être bien remise du départ de son copain, et elle a repris un rythme agréable pour nous deux.
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Elle a traversé (ou traverse encore?) une petite régression durant la période fin octobre/novembre. Son rappel a disparu, et son écoute s’est volatilisée. Ayant traversé une période un peu plus compliquée lors de sa première régression, lorsqu’elle avait 8/9 mois, j’ai seulement mis en place un « garde-fou » en sortie extérieure (elle a une longe de 20 mètres en permanence, que je laisse traîner au sol mais qui me donne une sécurité suffisante au cas où elle ne serait pas d’humeur à répondre au rappel.) et j’ai  continué à la travailler aux bases d’obéissance lors de nos promenades du midi.
A ce jour, tout semble être rentré dans l’ordre.

Le retour à la cohabitation avec les chats a été beaucoup plus compliqué. Ayla semble avoir développé une prédation envers eux et ne prend « plus de gants », les chats de leur côté ont pêché par excès de confiance ce qui a donné lieu à un incident avec Ziggy qui a été légèrement blessé (encore un hématome ankysté, sur la poitrine cette fois).
Du coup, nous avons (avec l’aide mes parents que je remercie) aménagé l’appartement de manière à pouvoir séparer totalement les chats d’Ayla durant les périodes où je ne suis pas là pour surveiller (la nuit, quand je dors, et la journée si Ayla doit rester à l’intérieur.)

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Parallèlement, nous reprenons le travail de « socialisation » d’Ayla aux chats à base de très courtes séances (5/10 min) une à deux fois par jour où elle doit ignorer les chats.
J’espère arriver à pacifier un peu l’ambiance entre les poilus par ce moyen, mais de toute façon les possibilités de modulation de notre petite maison permettent maintenant de les séparer strictement, sans que personne ne soit « mis de côté », si jamais les améliorations ne sont pas « suffisantes ».

D’un point de vue « vie sociale d’Ayla », le fait qu’elle se retrouve subitement seule lui pèse certainement. Depuis le départ de Lycan, j’ai essayé de lui donner un max de possibilité de contact avec d’autres chiens. Un peu compliqué ici où la plupart des chiens sont laissés en liberté à errer dans les villages et où le chien loup le plus proche est à presque deux heures de route.
Pour autant, nous avons gardé Tyr quelques jours à la maison, nous voyons Gribha quasiment toutes les semaines et nous avons passé un WE chez des amis où Ayla s’est faite un nouveau copain!

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Lien : Album « Visite de Tyr »

Si tout se passe bien (et le « Si » est un gros « si ») nous accueillerons un petit chien loup mâle l’année prochaine. Je vous donnerai plus de précisions lorsqu’il sera né (si….)
Une seule certitude pour le moment : ce ne sera pas un tamaskan.

D’ailleurs, en parlant de projet. Je vous apprenais cet été qu’Ayla avait passé sa radio des hanches et que les résultats étaient assez satisfaisants pour envisager de lui faire avoir une (ou plusieurs) portées.
Dans la foulée je lui ai également fait faire son identification génétique, ainsi que les tests de filiation confirmant que ses parents sont bien ceux qui avaient été annoncés par son éleveuse.

J’ai également commencé à prospecter pour lui trouver un mâle compatible.
Affaire pour le moins complexe… mais il semblerait que nous ayons fini par trouver le partenaire idéal. Seul problème (parce qu’il y a toujours un hic), il habite en Angleterre.
Je n’ai rien contre les anglais, mais entre le prix de la saillie et celui du trajet, le gigolo d’Ayla représente un investissement de plus de 2 000 € (en faisant fie de tous les autres frais liés à l’imminence, puis l’entretien, d’une portée.)

Or la priorité des investissements canins de l’année 2014 est l’acquisition du petit chien qui devrait nous rejoindre dans le courant de l’année. Ainsi la première portée d’Ayla n’aura sûrement pas lieu avant la fin de l’année 2014, voire plus probablement le début de 2015 ce qui correspond à mon projet initial d’attendre qu’elle ait 3 ans pour sa grande première (en espérant très fort que cela « fonctionne »!)

Je ferai une annonce dans le courant de l’année, en présentant le mâle qui a été choisi et en donnant toutes les informations utiles… Mais seulement « dans quelques mois », quand j’aurai une idée plus précise de mes finances et du timing qui sera finalement choisi. Inutile de m’envoyer des mails maintenant pour réserver un chiot 🙂

Sur une note plus générale, la neige est arrivée dans nos contrées reculées il y a quelques semaines, et nous ADORONS!

Je vous invite à jeter un coup d’oeil à cet album de notre page facebook pour des photos récentes d’Ayla.

A très bientôt,
Emilie

Dépistage de la Dysplasie des hanches

Ce matin, Ayla et moi avions rendez-vous chez le vétérinaire pour réaliser la radio de dépistage de la dysplasie de la hanche.

Pourquoi cette radio?
Et bien pour deux raisons : la première c’est le dépistage, le vrai. Si Ayla a une prédisposition à la dysplasie, il y a des choses à faire (alimentation, sport, hygiène de vie…) qui pourront lui rendre la vie plus facile. A condition de savoir ce qu’il en est.
La seconde c’est la reproduction, si Ayla a un score assez bon, elle aura le droit d’avoir des chiots. Dans la mesure où c’est une éventualité que j’envisage, j’ai besoin de savoir quel est son score.

Donc ce matin, 9h30 à la clinique vétérinaire.
J’étais un peu stressée, mais pas réveillée depuis assez longtemps pour avoir réellement eu le temps de m’inquiéter (ce qui est une bonne chose).
Ayla, qui a traversé une grooooosse période de régression chez le vétérinaire ces derniers mois a été relativement cool aujourd’hui.
Elle s’est laissée posée le cathéter, de mauvaise grâce, mais sans se débattre ni grogner.
Nous n’avons pas eu besoin de la museler : pas eu besoin de rajouter du stress à l’affaire. J’étais contente.

Pour ce type de radio, il faut que le chien soit endormi, en l’occurrence une anesthésie générale. En effet la radio nécessite une position bien particulière de l’articulation que les chiens n’adoptent pas « au naturel ».

J’avais prévenu le vétérinaire de l’existence de sensibilités particulière aux anesthésies chez les chiens loups, il a donc effectué une ‘toute petite » anesthésie à Ayla, en la dosant comme s’il s’agissait d’un chien de 20 kg (Ayla en pèse 34 actuellement) et en visant un dodo d’une petite heure (largement suffisant pour réaliser les radios).
Sage décision, puisque 3h plus tard, j’étais toujours assise devant la cage de réveil de pupuce en attendant qu’elle revienne dans le monde des animaux réveillés…
Pensez y si vous devez faire anesthésier votre tamaskan, ou de façon plus générale votre chien loup.
Ce n’est pas la peine de forcer la dose… Du tout.

A l’heure où je vous écris ces mots, Ayla vient de se réveiller de sa sieste de l’après midi, elle va bien. Ca ne tangue plus quand elle marche, elle a bu et même mangé un filet de poulet… Elle a encore l’air un peu assommée, mais j’imagine que c’est normal.

Nous avons envoyé les radios à la British Veterinary Association (en Angleterre) conformément aux consignes du TDR. Nous aurons probablement les résultats de la lecture officielle d’ici un mois.

La première impression du vétérinaire est que la hanche gauche est parfaite, et que la droite a peut-être un petit défaut. Mais en tout cas, a priori rien de bien inquiétant. Donc même si Ayla n’a pas un score assez bon pour lui permettre d’avoir des petits, elle ne devrait pas souffrir de dysplasie (à condition d’avoir une hygiène de vie normale), ce qui est déjà une excellente nouvelle.

Je referai un point lorsque les résultats arriveront.

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La socialisation

De quoi s’agit-il ?
D’après le petit Robert (toujours d’une grande aide) il s’agit du fait de développer des relations sociales, de s’adapter et de s’intégrer à la vie sociale.

Si le terme utilisé est le même pour les chiens, il devrait s’agir de développer chez notre compagnon poilu (et je ne parle pas de votre éventuel humain de compagnie) sa capacité à s’intégrer dans une société (plus ou moins) humanisée. Soit pouvoir s’adapter à des rapports avec les humains, mais également avec les autres animaux qui les fréquentent (les autres chiens en priorité, mais également les autres animaux de compagnie voire d’élevage selon le milieu de vie du chien et ce que l’on attend de lui.)

A partir de là, il me semble évident que la socialisation de chaque chien sera différente, ne serait-ce que parce que tous les chiens ne vivent pas dans le même milieu et que tous les maîtres n’attendent pas la même chose de leur chien. (Une pensée certains et leur affection pour les Saarloos timides).

Dans les faits, quand est-ce que l’on commence ?
Dans le meilleur des cas, l’éleveur (ou le naisseur) se sera chargé de la première phase de socialisation qui commence entre les 3e 4e semaines du chiot et aura duré jusqu’à son départ dans sa nouvelle famille.
Avec un chiot non vacciné, il n’est pas conseillé de le sortir dans le monde extérieur pour aller découvrir les poules de la voisine et le chien mal fagoté qui habite en bas de la rue… Mais c’est le moment pour commencer une vrai socialisation à l’humain… Des petits, des grands, des hommes, des femmes, des enfants, des vieux, des minces, des gros, des qui portent des chapeaux, des qui ont des cannes…. Bref, des humains. Et des humains qui le manipulent, avec douceur et affection, pour que petit à petit notre chiot intègre que les bipèdes sont ses amis.

Dans l’idéal, vous avez récupéré votre chiot entre ses 8 et 12 semaines, il était proche de l’humain et curieux de découvrir le monde.
Peu de temps après a commencé une période plus difficile où le chiot a commencé à douter, et à avoir peur de tout et de rien (dans la mesure où ces choses étaient nouvelles pour lui).

C’est le moment qui devient intéressant pour nous, nouveaux maîtres d’un chiot.
Qu’est-ce que vous attendiez de votre chiot, en termes de capacité sociale ? Ou, pour être plus précise, qu’est-ce que vous souhaitiez atteindre comme « zone de confort » avec lui ?
Un chien de famille, cool avec vous, cool à l’intérieur, câlin, pas agressif et tant pis si il est flippé dehors et « ne parle pas » aux étrangers ?
Un compagnon de vie, qui partage le plus possible avec vous, vous suit dehors plusieurs fois par semaine dans des milieux plus ou moins urbanisés en se gérant bien, et qui accepte le contact (voire le recherche) avec des étrangers ?
Un chien de ville, chapeau melon et bottes de cuir, classy et à l’aise dans le métro ?
Un chien de campagne, libre et sauvage qui court la montagne (mais revient au rappel, de préférence) ?
Un chien tout terrain qui est bien partout, tout le temps et avec tout le monde (le mythe du labrador, quoi.) ?
Un chien de travail ?

Voilà mon « histoire de socialisation » avec ma puce :

En bref :
Ayla, Tamaskan (femelle)
15 mois (tout juste)
Low-No content
Chien unique, deux chats, une humaine.
Milieu de vie « Ultra rural »

Ce que je voulais :

Bon, je me suis retrouvée avec ma pupuce en étant à l’échelon 0.5 de l’expérience chien. J’ai toujours vécu avec des chiens quand j’étais petite (des gros), mais des chiens « de jardin ». Gentilles les mémères, mais pas travaillées, qui passaient leur vie dehors (plus une balade le we avec tout le monde, mais pas tous les WE) et sans réel lien avec leurs maîtres.
Bon, moi j’avais envie d’un chien « comme dans les livres », qu’on peut trimballer partout sans se prendre la tête, amener au bar, au restau, à un concert (si la musique n’est pas trop forte) mais surtout avec qui je pouvais faire de grandes balades dans le monde extérieur (et ceux qui sont venus chez moi doivent se douter que l’occasion se présente plus souvent de faire une balade que d’aller à un concert…), en ayant un chien lâché (quand il faut je garde Ayla en longe (période de chasse, période de chaleur) mais ça me fait chier à un point prodigieux) qui gambade joyeusement autour de moi, revient quand je l’appelle, ne bouffe pas les gens et animaux que l’on croise et n’hésite pas à faire un bon plouf dans les rivières.
A l’intérieur, ben la version calme, tranquille et à l’écoute. (Tant qu’à faire !) Qui fait des câlins (sans être pot de colle), qui s’entend bien avec les chats et qui est sympa avec les gens qui s’aventureraient jusque chez moi.

Bref, le chien compagnon rêvé pour la jeune lozérienne que je suis.

Sachant que je bosse à temps plein (même si c’est pas évident :p) et que ça sous entend que pupuce passe de looooongues périodes seule (7.5 à 8h /jour, mais je rentre à midi, quand même), il fallait donc un chien proche de moi, mais capable de vivre en mon absence (de préférence sans ravager tout l’appartement).

Un joli fantasme, quoi.

Ce que j’ai fait :

J’ai eu Ayla à 7.5 semaines. Trois jours plus tard, vaccins faits, je l’amenais balader en free into the wild. Bon, une balade toute petite hein, c’était encore une petite patate mal dégrossie. En fait, je l’ai promenée lâchée le plus possible et tout de suite. Bien entendu, si on devait croiser des troupeaux je la reprenais en laisse, dans les zones urbanisées aussi, mais lâchée le plus possible.

A l’époque j’habitais en appart, donc les sorties pipi (noooooombreuses à cet âge, et pas toujours couronnées de succès) se faisaient dans le village.
J’ai privilégié les endroits calmes, mais elle était amenée à croiser du monde tous les jours, ainsi que d’autres chiens.

Et des VOITURES ! Ayla n’a jamais aimé les voitures et quand elle était petite c’était pas beau à voir : vomiS, bave… Et elle commençait à baver en voyant des voitures.

Donc… Elle a bouffé de la voiture, de l’extérieur, de l’intérieur… Tous les jours de ses 2 mois à ses 7/8 mois (après j’ai déménagé et les choses ont changé, mais j’y reviendrai).

J’ai eu de la chance et j’ai récupéré Ayla en avril, du coup tout l’été elle m’a suivi à des concerts, des soirées par ci par là, des restaux….

J’avais un amoureux qui habitait vers Carcassonne à l’époque, elle s’est tapée quelques aller/retour en train aussi.

J’ai un peu (beaucoup) lâché la socia en extérieur quand on a déménagé. On avait des soucis « internes » à résoudre (no hierarchie, no obéissance, crise de nerfs permanente.) puis l’environnement (et la météo) se prêtait moins à du glandouillage en terrasse de café.

Et maintenant….

Echec global avec les chats, il y a des hauts, des bas, ça passe si je suis là pour surveiller très fermement, sinon c’est juste chiant. Pour nous 4.

Avec les humains, elle est dans une phase : j’te connais pas, j’te cause pas, mais je veux bien me coucher à tes pieds si tu ne bouges pas.
Ca me va. Elle est super cool (voire exubérante) avec les gens que je connais, et elle adopte vite les nouvelles personnes, donc pas de soucis.

En extérieur « into the wild » pas de soucis. A moi de prévoir les éventuels troupeaux pour éviter les accidents, sinon tout bon, bon rappel, l’attention qui reste centrée sur moi, j’peux la laisser se balader en free sans problème.

Seul soucis, si on croise des gens elle y va en protection et aboie un coup avec la crête bien dressée). Ca peut se passer nickel si les gens n’ont pas peur, c’est vite chiant si les gens ont peur.
On notera que les deux dernières fois où je l’ai rappelé au pied parce qu’on a croisé des gens, elle est revenue. Il y a un progrès, donc. A continuer de bosser.

Avec les chiens étrangers, encore dans un mode « on joue, on joue » !
Un peu plus « dure » sur son territoire.
Chiante si je suis stressée (toujours la même histoire).

Milieu extérieur humain (bar, restau, café….) : toujours parfait.
Couchée à mes pieds, tranquille, elle attend. Elle veut bien parler aux gens s’ils sont polis avec elle.

En dehors de son territoire, plus il y a de monde, plus il y a de chiens, moins elle est à l’aise. Mais c’est normal j’imagine.
A fortiori si l’endroit est fermé, ou si elle est en laisse.

Pas de réactions de flippe particulière, sauf si je l’ai en laisse au milieu d’une route et qu’on est encerclées de bagnoles. Là c’est la grosse terreur, mais, objectivement, ça arrive rarement, et en voyant des bagnoles (non agressives lol) tous les jours elle commence un peu à se calmer là-dessus.

En bref, et les bonnes résolutions :

Je suis contente de ma chienne.
Il faut que MOI j’arrête de flipper à l’idée de la réaction qu’elle pourrait avoir si jamais on croisait quelqu’un, ça ira mieux petit à petit.
Continuer à bosser l’obe de base pour améliorer le rappel (et le reste), mais ça se fait au jour le jour, petit à petit, sans soucis majeur.

Bosser avec les chats >_<. Et recommencer à la traîner en milieu civilisé quand (si?) le printemps arrivera enfin.... Si certains ont envie de pousser plus la discussion, ou la lecture, un sujet de trois pages (d'où j'ai tiré mon article, ou repris, bref) sur ce forum, orienté sur les Chien loup. http://www.chien-loupus.com/

Et je m’en fous d’être ridicule!

Bonjour à tous,

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de notre relation, à Ayla et moi, de la façon dont elle évolue, de la façon dont je la vis….
Ca fait un petit moment que je n’ai pas posté, et depuis il s’est passé pas mal de choses… Notamment une rencontre chien-loup qui a eu lieu ici, chez moi, avec une quinzaine d’humains et une bonne vingtaine de chiens… Du labrador au High-content. Ca a été une expérience passionnante, stressante, émotionnellement très dense, avec une météo qui nous a joué des tours et beaucoup de beaux moments partagés.
Peut-être qu’un jour je prendrai le temps de faire un article, pas forcément sur cette rencontre, mais sur ce type de rencontre de façon plus générale. Mais pas aujourd’hui.
Ceci étant, si il y avait ici des lecteurs curieux qui ne nous suivent pas sur facebook, vous pouvez consulter l’album photo de la rencontre à cette adresse :
Lien vers l’album photo de la rencontre!
(Normalement c’est visible par tout le monde, y compris si vous n’êtes pas sur facebook!)

Je disais donc, parler de ma relation avec Ayla.
C’est que, voyez vous, les choses changent en ce moment.
Ayla vient d’avoir 15 mois et de sortir de sa seconde période de chaleur. Jour après jour, elle sort de l’enfance… Et si, bien sûr, elle a encore des « moments de folie » où elle joue un peu brutalement et s’excite un peu trop, ces moments laissent de plus en plus de place à un autre type de relation, beaucoup plus câline, beaucoup plus posée.
Petit à petit, ma puce apprend à se canaliser, et je retrouve certains traits de caractère qui m’avaient tant plu lorsqu’elle était toute petite.
Moi de mon côté, j’ai réappris à lui faire confiance. Je sais que quand elle « disparaît » en balade (même si la disparition implique de partir après du gibier), dans les 2 minutes qui suivent elle est de retour à mes côtés. Je sais qu’en balade, je peux me promener avec elle « en free » sans m’inquiéter d’une fugue ou d’un rappel inexistant. Le rappel commence à être vraiment bon, et chaque rappel réussi me donne un peu plus confiance et toute once de doute qui disparaît rend notre relation plus « efficace » et agréable.
Je sais qu’un « Non! » sec et claquant fait son effet et qu’elle s’y plie.
Je sais qu’elle connait ses ordres de base et que si je ne doute pas de sa capacité à s’y conformer, elle le fait.

Je sais aussi que si je suis stressée, triste ou inquiète… Elle l’est aussi.
Que son stress m’énerve, que mon énervement l’excite, que son excitation me pousse à bout… Bon, j’ai bien saisi là où se trouvait notre cercle vicieux à trop être « branchées » l’une à l’autre.
D’un autre côté, si j’arrive à être solide, elle peut tout supporter. Toutes les situations, tous les contextes, tout. En étant calme, confiante et à l’écoute.

Je sais aussi que notre relation « chien/maître » n’est pas parfaitement établie, que parfois je n’ai pas l’attitude d’un leader digne de ce nom, que je perds un peu pied et qu’Ayla, dans ces cas là, se sent obligée de décider de l’attitude à tenir à ma place. (Et son choix c’est toujours la protection.)
Quelqu’un qu’on va croiser et qui ne me revient pas.
Un coup de téléphone qui me perturbe un peu…
Et voilà ma chienne à aboyer sur l’intrus, ou faire des rondes autour de moi en grognant… Même si le « danger » n’est pas évident pour elle, elle reconnait mon état émotionnel et adopte l’attitude qui lui semble convenir en réponse.
Un exemple amusant, je suis chez moi, je n’attends personne, quelqu’un frappe à la porte. Je sursaute, petit coup au cœur.
Ayla va se lever, poil hérissé, grognements et aboiements. Elle me devancera à la porte et ne laissera pas rentrer l’intrus (moi je pourrai laisser rentrer cette personne, hein).
Si j’attends cette visite, joyeusement, Ayla se fera entendre mais de façon plus sympa : Des gémissements, la queue qui remue et des petites bonds heureux autour de nous.
Si je ne suis pas là, et que quelqu’un entre chez nous (connu ou pas, d’ailleurs, mais n’en profitez pas, merci) elle ne bronchera pas. A peine se lèvera-t-elle de son panier pour aller renifler le deux pattes qui s’invite chez elle.

Alors, c’est gênant… Je vous renvoie à l’explication du cercle vicieux ci dessus.
Mais j’ai bien réalisé que si j’arrivais à me reprendre (pour moi et pour elle), tout rentrait dans l’ordre.
J’en parlais hier avec un très précieux ami qui me disait que si « en société » avec elle, j’arrivais à me persuader a priori que tout allait bien se passer et pas à me stresser en me posant des questions telles que : « mais si elle fait ci, ou ça, et qu’elle réagit comme ça, comment je vais réussir à gérer, comment on va s’en sortir, ça risque d’être affreux… » j’aurai fait la plus grande partie du travail.

Peut-être que je joue à un jeu dangereux, peut-être que je devrais mettre de la distance entre nous, travailler à nous détacher l’une de l’autre et établir une relation maître/chien plus classique.
Mais je n’en ai pas envie.
Dans la mesure où je garde le contrôle sur ma chienne, où notre vie commune est agréable pour nous deux et où, quand même, il existe une hiérarchie entre nous (et que c’est moi le chef, hein)… Ben je ne vois pas le problème.
J’aime notre relation, même si elle est un peu trop fusionnelle, même si elle ne correspond pas à ce que devrait être une vraie relation maître/chien.

Tout est une question d’équilibre, et tant qu’on arrive à maintenir un équilibre, entre nous, et avec le reste du monde, j’imagine qu’on va continuer comme ça…
Et moi je suis contente, elle me rend heureuse ma puce. Notre relation, notre complicité qui se développe vraiment, me rend heureuse.

(Et je m’en fous d’être ridicule!)

Une balade ratée…

Bonjour à tous,

D'abord un avertissement : il y a plein de videos dans cet articles, et le son est globalement pourri. Désolée :D

Un petit article au sujet de la balade d’hier après-midi, qui vaut le coup d’oeil…

Vous savez, quand j’ai ajouté Ayla à la population de ma maison, j’avais en tête ces « images d’épinal » où je pourrai me balader dans la nature avec mon chien libre à mes côtés, m’asseoir pour profiter et qu’elle vienne s’allonger à mes côtés… Une belle idée de complicité, de douceur et de facilité.
En vrai, ce genre de moments arrivent très rarement, et dans les faits…. Mes balades se sont transformées en « Ayla’s time » où je passe mon temps à surveiller le chien, à tenter de garder le contrôle sur le chien, à m’inquiéter pour le chien, à faire travailler le chien…

Hier, c’était un bon exemple de balade un peu foireuse comme ça, où je rentre chez moi dégoûtée.
Ca partait « mal » de toute façon… L’endroit où je voulais initialement me rendre était inaccessible à cause de grosses congères qui bloquaient le chemin d’accès… Ce qui transformait théoriquement une « balade » de 4 km en marche dans la neige pendant 8 km.
Ca peut avoir son intérêt, mais l’après midi était déjà bien avancée et j’étais attendue au restaurant trois heures plus tard.
J’ai donc choisi de laisser ma voiture à l’entrée des congères et de rester dans le coin avec Ayla…. De grands champs, des plaques de neige, pas de troupeaux… Je pensais que ça pourrait être cool aussi.
D’ailleurs, les débuts de la balade se sont plutôt bien passés.

 

Mais très vite, Ayla m’a « oublié »… C’est assez évident dans les videos ci dessous où elle ne tourne même pas une oreille quand je la rappelle.
Sentiment très mitigé… D’un côté je suis bien entendu contente de la voir s’amuser comme ça, après tout c’est en majeure partie pour ça que je l’ai amené là.
D’un autre côté, comme d’habitude, la petite pointe au coeur, la déception et la remise en question de mois de travail en arrière plan.
Mais bon, pas bien grave.

 

Quelques minutes plus tard (ça devait faire une demie heure qu’on marchait dans le coin) un 4×4 est apparu sur la route. Arrivé au niveau des congères il est sorti du chemin pour les contourner dans le pré où nous nous trouvions et Ayla… Elle est parti derrière.
Panique, mon chien qui se confond très bien sur ce genre de sol, ventre à terre vers la voiture. Moi qui m’égosille dans le vide (ni le 4×4 ni Ayla ne se sont arrêtés) à 200m de là, donc beaucoup trop loin pour tenter quoique ce soit « physiquement ».
Bref, la cata, et une grosse grosse flippe.
Une fois que le 4×4 a passé l’horizon (et que je n’ai plus été à portée de vue), la débile est revenue. Puis repartie. Puis revenue. Puis repartie. Puis revenue.
Je vous laisse imaginer mon état de nerfs…

Du coup, après 40 min de balade, sanction. La demoiselle en laisse (et tout le monde se doute que ça n’a pas été particulièrement simple de la récupérer), fini la récré, on va bosser.

S’en est suivi quasiment une heure de marche au pied, assis, coucher, pas bouger, viens ici (avec des « rattrapages » de chien à la volées assez acrobatiques…)

Et tout cela avec une chienne… Chiante. Qui fait ce que je lui ordonne (puisqu’à ce stade, ce n’est plus une demande), mais clairement à contre cœur (chouine, porte son attention sur tout sauf sur moi, tente de se soustraire à chaque possibilité…).
Dans l’idéal, il m’aurait fallu avoir la longe, ça aurait calmé les exercices de rappel… Mais je ne l’avais pas.

 

Entre temps, des randonneurs sont passés… Vous avez une explication (presque audible) vers 1’20. Je vous laisse apprécier le cinéma de la poilue.

 

Et le 4×4 est revenu… (Et pour le coup, ça a globalement été.)


Enfin voilà, c’est pas toujours facile, ni même agréable.

Et hier, ben c’était juste chiant.

 
Aller, sans rancune Ayla.

 

 

La surprise du dimanche!

Aujourd’hui fut une GROOOOOOSSE journée!

Travail au jardin, mes parents sont venus m’aider!
On a continué le nettoyage (en cours depuis l’été dernier… Ce jardin était une vraie déchetterie… Hier encore j’ai découvert le tambour d’une machine à laver, enterré sous un arbre…), réinstallé la clôture électrique (Watcha! C’est que ça pique!), Et même planté de petites fleurs….

L’aprem j’ai rentré Ayla deux heures en laissant Ghriba dehors. On n’arrivait pas à bosser avec les deux chiennes dans les pattes!

Un mignon petit beagle est passé nous voir, puis il est reparti, puis il est revenu, puis il est reparti.
A un moment je suis allée chercher des trucs à l’intérieur et j’ai entendu des aboiements et des grognements venant de la rue.
Donc je suis allée à la fenêtre et j’ai vu Touffu (une sorte de border colley mutant, plus grand qu’Ayla) et sa copine rottweiler arriver à fond sur le petit beagle, tout crocs dehors.
Par réflexe, j’ai gueulé un coup. Les deux débiles qui ne doivent pas se faire souvent engueuler se sont arrêtés net, un peu perturbés, et le petit beagle est revenu illico à la maison.
Du coup je l’ai fait entrer dans le jardin et je l’ai laissé jouer avec Ghriba pendant qu’on travaillait.

Quand mes parents sont repartis j’ai mis Ayla dans le jardin avec lui, sous surveillance.
Après tout, c’est son jardin, et je craignais un peu sa réaction si jamais elle se prenait une châtaigne à la clôture.

Aucun soucis… Ayla HEUREUSE. Et le petit bonhomme pas du tout impressionné et totalement sous le charme. 🙂

Pendant qu’ils jouaient, j’ai passé un coup de téléphone à un ami qui a des beagles, en pensant que même si le chien n’était pas à lui, ils ne sont pas très nombreux dans le coin à avoir fait ce choix là, et qu’il pourrait sûrement me renseigner.

Vers 18h (après deux heures de jeux acharné dans le jardin), j’ai fait rentrer les chiens, leur ai donné à manger (et ça a été, même si il a fallu rappeler à ayla deux trois fois que c’était moi qui décidait qui mangeait quoi, et pas elle) et… J’ai attendu.

19h, je rappelle mon ami (je me suis dite qu’en trois heures et demi il aurait bien eu le temps de compter ses chiens), le petit bonhomme n’était pas à lui, mais son cousin en a vendu un à un jeune homme qui habite un hameau pas très loin de mon village… Bref, j’ai un nom, j’appelle.
BANCO!

Le petit bonhomme a pu rejoindre sa famille (trèèèèès soulagée de revoir le petit fugueur, comme je les comprends!) ce soir vers 19h15 (d’après ce que j’ai compris, il est parti ce matin quand même! Grand aventurier le bonhomme!)

Moi ces quelques heures avec une chienne qui semblait si comblée, me font vraiment réfléchir à l’éventualité « d’un second »….

Bref!

Je vous laisse avec quelques photos de chiens heureux.

Et une petite video… 🙂 C’était au touuuuut début, ils étaient tout speed! Se sont bien calmés après.

A bobo papatte…

Un article d’un genre nouveau, puisqu’il fait suite à un début de semaine sous le signe du vétérinaire.

Ce WE, Ayla et moi avons fait deux grandes sorties.

Le samedi une promenade « récréation » de trois heures, où elle a pu être lâchée tout le long et s’est éclatée dans le « Grand Sauvage ».

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Et le dimanche, une rando en raquettes + cani-rando de 2h, 5 km dans la neige.

Durant l’une ou l’autre de ces balades, elle a dû s’abîmer un coussinet de la patte avant droite. Un rocher trop agressif, un bout de bois, trop de glace? Aucune idée.
Le fait est que le lundi soir, pendant notre classique soirée télé, j’ai remarqué qu’elle se léchait beaucoup cette patte. J’ai donc jeté un coup d’oeil.

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Effectivement, il y avait quelque chose. Dans le doute, ce soir là j’ai mis de la bétadine, en me disant que ça ne pourrait pas lui faire de mal.
Le lendemain matin, loin d’aller mieux, la tâche rouge s’était étendue et Ayla retirait sa patte frénétiquement quand j’essayais de la soigner.

J’ai donc décidé de l’amener chez le véto le jour même.

La visite chez le véto a été… Musclée. Ayla ayant de mauvais souvenirs, a commencé à stresser dès qu’elle a été sur la table. On a décidé de lui mettre une muselière pour ne pas prendre de risque, quand le véto a essayer de lui passer elle s’est littéralement jetée dans mes bras.  On passe les « je me débats », les « je grogne »… etc etc.
Finalement, à trois (O_o) on a réussi à la maîtriser suffisamment pour que sa patte puisse être examinée.

Les vétérinaires ont pensé à une sorte de réaction allergique. Ayla a eu une piqure d’anti-inflammatoire ainsi que des « pschit » de cothivet (désinfectant, cicatrisant) (elle déteste), et je suis repartie avec un flacon de métacam (anti-inflammatoire que je connaissais déjà pour l’avoir utilisé pour mes chats) et le cothivet.
Les consignes : 3 à 4 pschitt de cothivet par jour, et une dose de métacam tous les soirs.

Le métacam, aucun soucis, elle trouve ça bon (tant mieux), le cothivet par contre… C’est l’enfer. Elle se débat comme si j’essayais de la marquer au fer rouge!
Je ne sais pas trop si c’est le « pschiiiit », l’odeur, ou si ça pique. Mais elle n’aime pas!

Le lendemain les choses allaient mieux, la rougeur s’asséchait, et Ayla ne se léchait pas trop.

Ce matin, deux jours après la visite au vétérinaire, par contre, ça n’allait pas. Elle boitait et la rougeur s’était « déplacée » entre ses doigts de patte. La patte toute gonflée et Ayla qui pleurait dès que j’essayais de toucher.

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Retour chez le vétérinaire…

Cette fois, aucun souci pour lui passer sa muselière (o/) par contre, même bazard que la fois précédente pour le reste (à nouveau à trois pour la tenir). Le vétérinaire a fait un prélèvement qu’il a longuement étudié au microscope.
Finalement le verdict est qu’une levure a profité d’une mini plaie et de l’humidité ambiante (neige, boue, rivière…) pour se loger dedans, et s’installer (avec toute sa famille, et ça se reproduit vite ces trucs.)

Nous sommes donc repartie, une heure et demie après notre arrivée, avec tout un arsenal de médicaments :

3 à 4 fois par jour, cothivet et bétadine en gel, en application locale (souhaitez moi bonne chance), une dose (en pipette à boire) de métacam le soir, un cachet et demi de clavaseptin (antibiotique) deux fois par jour (pendant 6 jours), et tous les trois jours appliquer une solution d’imaveral (anti mycosique) sur la lésion (pendant 12 jours).

Et pendant toute la durée du traitement, il faut garder son pied au sec… Elle ne se lèche pas trop, donc à l’intérieur ça devrait aller (puis l’odeur du Cothivet la dégoûte totalement), mais en extérieur j’ai choisi la solution : bottine de star pour chien.

Et ça lui va plutôt bien… En fait 🙂

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