Farewell, you furry friends of my friend.

Il y a  3 ans et demi, à l’automne 2012, Ayla et moi avions fait notre entrée dans le « milieu » fort particulier des « chien loups non lof ». A cette période j’ai rencontré plein de monde, des rencontres plus ou moins heureuses dont très peu ont donné naissance à des relations valables.
Dans le lot, il y avait une petite jeune qui n’était pas d’accord avec moi. Jamais. Une vraie miss « oui mais ».
Mais voilà, elle, c’est devenue une amie. Une vraie.
Une qu’on peut appeler quand on se fait larguer. Une avec qui on part en vacances. Une avec qui on partage un rêve, un rêve qu’on réalise ensemble.

Mathilde, en novembre 2012, elle attendait sa petite chienne. Ink.
Un peu le même délire que mon Ayla, si ce n’est que ce n’était pas une tamaskan, mais une Northern Inuit. Ink aussi arriverait d’Angleterre. On a beaucoup parlé, à l’époque, de la « nature » de nos chiennes.

On a pu se rencontrer à la faveur d’un « week-end chien loup » en Dordogne, l’été suivant.
J’ai adoré Mathilde, un peu piquante, vive et toute jolie.
J’ai adoré Ink, la chienne la plus rigolote et douce que j’ai jamais rencontré. Même Ayla s’est laissée convaincre… Et, croyez moi, c’était pas gagné.

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On a avancé avec nos chiennes, chacune de notre côté, en se racontant nos déboires. Moi avec ma tête de noeuds, elle avec sa flipette.

Un an plus tard, on avait envie d’un autre chien. On voulait un petit américain, pas trop élevé en pourcentage, juste assez pour que ce soit joli et intéressant.
Alors, ensemble, on a candidaté pour nos bébés.
Ensemble on a attendu… attendu… attendu…
Ensemble, au téléphone et par messenger, la nuit où ils sont nés, on était là.

Un mois plus tard, on s’est regardée, l’une et l’autre, se lier à notre boule de poil.
Et on a trouvé ça joli.

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Nos chiennes anglaises, et un frère chacune. Moi l’agouti, elle le noir. Elle Aedan et moi Merlin.

Six mois plus tard, nous sommes partis en vacances à 8. Une super semaine en Dordogne qui était vraiment, vraiment, bien.
Même si les princesses anglaises n’avaient plus vraiment envie de prendre le thé ensemble.

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On s’est quitté en se disant qu’on remettrait ça, obligé.

On s’est raconté comme évoluaient nos garçons, comment on s’en sortait.
Chacune avec ses problématiques, elle avec la tête de noeuds, moi avec la flipette…
Bien sûr, parfois on n’était pas d’accord, mais on racontait quand même, on s’écoutait.
On partageait. On « savait ».

Avant hier, Mathou m’a envoyé un message de chez le véto. Ses chiens n’étaient pas bien, ils pensaient à un empoisonnement au raticide. Alors mise en place du traitement adéquat, et croiser les doigts pour que tout le monde se remette très vite.

Hier en revenant de balade, j’ai vu ses messages sur facebook.
Je me suis levée brusquement de devant le pc, criant à Julie « Il faut appeler Mathou, ils sont morts ». Un instant de flottement puis ça m’a explosé à la figure et j’ai éclaté en sanglots.

Depuis je pleure, par vagues. C’est un peu idiot peut-être. C’est peut-être même inapproprié. Après tout, ils n’étaient pas mes chiens.
Mais c’était des chiens-amis. Des chiens de notre « meute », de celle qu’on se construit pas après pas. C’était des chiens que j’aimais. C’étaient les chiens de mon amie.
Ce sont mes chiens, en miroir. J’ai tellement de peine pour les humains qui les aimaient, j’ai tellement mal pour ma Mathou, pour Romain….
C’est tellement dur, tellement injuste, tellement violent et improbable.
Tant d’amour, tant d’efforts, tant de joie réduits à néant par un agriculteur qui voulait supprimer les souris de son champs de blé.

C’est tellement absurde.

Mais c’est comme ça. Ils sont partis. Et durant leur passage parmi nous, ils ont – vraiment – été aimé. Comme peu de chiens le sont. Croyez-moi.

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Au revoir, les copains. Au revoir Kinou. Au revoir Bidou.
Reposez en paix, et amusez vous bien, là bas.

 

 

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