Le mythe du chien parfait (… ou la culpabilité et les comportements débiles qui en découlent)

Ça fait longtemps que je ne suis pas venue. J’avais autre chose à faire, vous comprenez ? J’ai même écrit un livre.

Mais je viens de comprendre quelque chose de tellement important, qui change tant de choses dans mon rapport à mes chiens et qui nous fait beaucoup de bien alors… alors ça méritait bien un petit article.

Rappel du contexte

Nous avons une maison, dans laquelle vivent deux humaines, deux chiens, quatre chats (oui, on s’est agrandi) et trois poules (ces dernières vivant, en fait, dans une zone du jardin sécurisée et adaptée à leurs besoins de poules.)

A priori, vous connaissez déjà les chiens, mais, au cas où, nous avons une dame de bientôt 7 ans, tamaskan, née en Angleterre, stérilisée l’hiver dernier après deux portées, Ayla. Et Merlin, bientôt 4 ans, mâle né en france d’un père mid content AWD et d’une maman CLT, stérilisé lui aussi l’été dernier après une portée. Ces deux là vivent exclusivement au rez de chaussé de la maison, le premier étage étant réservé aux chats, les deux espèces n’ayant pas trouvé de solution de cohabitation dans notre famille.

Les chiens ont une pièce de 9m² qui leur est totalement consacrée, de cette pièce ils ont un accès à volonté dans un enclos de 400 m² sécurisé au moyen d’une sorte de chatière surdimensionnée.

La journée, à peu près un jour sur deux, ils ont accès au reste du terrain (1000 m² en tout), l’autre jour étant réservé aux poules (pas de jaloux !).
Lorsque je rentre du travail, Ayla nous rejoint jusqu’au moment du couché.

Oui. Juste Ayla. Je vais y venir.

Un chien bien dans ses pattes…

Quand j’ai adopté Ayla, j’avais une idée bien précise de ce que serait mon chien, en plus d’être la plus jolie, elle serait câline, attentive, calme et intelligente. Elle me suivrait comme mon ombre, partout, tout le temps, et attendrait patiemment que je finisse mes trucs d’humain pour qu’on aille se promener, en marchant et non au pas de course, sur des chemins dont elle ne sortirait jamais, et surtout pas pour courser des animaux. Evidemment, elle serait sociable avec tous les autres chiens, mesurée dans ses réactions, patiente et un peu hautaine. Quant aux gens ? Et bien, elle serait réservée et amicale.
Je pourrai la laisser seule à la maison durant de longues heures sans qu’elle ne détruise tout et elle ne volerait pas l’éventuelle nourriture que je laisserais traîner sur la table. D’ailleurs, elle s’entendrait bien avec mes chats.

Je voulais un chien bien dans ses pattes. Tout simplement.

L’épreuve de la réalité.

A l’arrivée, certaines de ces idées se sont effectivement révélées correspondre à ma chienne mais la très grande majorité se situe à l’extrême inverse de ce qu’elle est : prédatrice (elle en est à son 3e chat tué, un marcassin, une poule et je ne compte pas les rongeures), indépendante à l’extrême, têtue comme une mule, totalement dénuée de sens de l’humour, extrêmement démonstrative lorsqu’elle salue des gens qu’elle aime (trop), exigeante, dingue de bouffe et flemmarde comme pas deux… Ah, et aussi, parfaitement intolérante avec les autres animaux, soit ils suivent sa loi, soit « ils seront punis ! Jouer ? Non. Par contre je veux bien thésauriser tous les jouets de la maison. C’est tout. » En balade ? J’ai plutôt intérêt à ne pas oublier la longe sinon elle va prendre 500 m d’avance et je vais serrer les fesses toute la promenade en espérant que nous ne croiserons aucun autre être vivant. (Elle ne fugue pas, elle fait seulement sa balade de son côté). Elle n’aime pas trop faire des efforts physique pour le fun, tracter un vélo par exemple, c’est pas rigolo au delà des 5 premières minutes (c’est à dire le moment où on descend la pente devant la maison au triple galop).

Ceci étant, il y a de très bons côtés d’elle que je n’avais pas envisagé, par exemple elle est extrêmement stable, rien (ou presque) ne la perturbe. Elle déteste la pluie. Vraiment. Au point où, s’il le faut, elle se retiendra de faire pipi durant plus de 24h pour ne pas se mouiller les pattes (c’est rigolo). Elle adore apprendre des trucs, faire des exercices, jouer à des jeux d’intelligence et danser avec moi. (Ne nous jugez pas.) Elle ronfle, et c’est si mignon. Elle est un vrai morpion de canapé, elle peut y passer des heures sans en bouger. D’ailleurs, elle regarde et commente (ce qui n’est pas toujours agréable) la télé. Elle aime les promenades en ville et se comporte très bien en laisse.
Elle est un peu avare en bisous, mais elle adore les câlins et fait ça avec douceur. Elle est très patiente avec les enfants (petits) et les chiots (jusqu’à 3 mois). A l’intérieur, elle est extrêmement agréable, très obéissante, jamais destructrice, toujours calme, un plaisir constant.

Ceci est un chien détendu.

Alors… J’me suis dite que j’avais merdé. Une mauvaise socia, une éducation pas assez ferme, trop laxiste peut-être. On m’a tellement dit qu’elle allait me « passer dessus » qu’à une période j’avais peur d’elle. Je culpabilisais beaucoup de ma chienne si peu sociable, que je ne pouvais pas lâcher sereinement en balade. Les gens jugent constamment, et moi, j’étais la pire des juges envers moi-même.

Quand nous avons adopté Merlin, j’avais décidé plein de trucs. Et devinez quoi ? Ça n’a pas fonctionné.

Merlin c’était un chiot hyper joyeux et sociable, très actif, très curieux. Il s’exprimait constamment, très sensible c’était très vite la fin du monde.

Là par exemple, j’étais « partie » me brosser les dents.

Et puis… il y a eu la montée d’hormones, la première (et aucune des suivantes n’a été aussi significative en terme de changement de comportement). Subitement, le monde est devenu effrayant, les gens sont devenus terrifiants, heureusement qu’il y avait les autres chiens.

Alors oui, contrairement à Ayla (et contre toutes attentes) Merlin n’est pas prédateur. Contrairement à elle, aussi, il est sociable avec tous les chiens (sauf quand elle est là, auquel cas, il va « la protéger » des attentions indésirées des autres chiens et il manque de mesure dans ces cas là). Contrairement à elle, aussi, il est parfaitement digne de confiance en liberté en promenade, il ne s’éloigne jamais, il revient toujours au rappel, il est attentif et ne saute pas sur les humains ou les chiens que nous croisons. Il adore tracter le vélo, et est très attentif aux consignes, c’est un vrai plaisir.
Il est voleur, mais il rend ce qu’il a piqué (contrairement à Ayla)

Mais… il va avoir 4 ans et n’est toujours pas propre à l’intérieur, à chaque fois qu’il ressent un truc il pisse. C’est chiant.
Il est hyper destructeur, si tu le laisses sans surveillance (réelle, la présence n’est pas dissuasive) dans une pièce où il peut détruire quelque chose, il le fera. Il sait marcher en laisse, il a été travaillé pour pouvoir venir en ville et il supporte le monde, les voitures, les stimulis. Mais il déteste ça. Lui qui est toujours content, qui remue la queue en permanence, s’il est en ville ce sera avec la queue basse et inexpressive.

Il n’est pas calme à l’intérieur, il peut l’être si j’ai une heure à investir pour qu’il reste couché une demie heure avec nous. Et soit, il aura été épuisé par le travail préalable et il dormira, soit il faudra lui occuper la gueule constamment avec un jouet. Au bout de la demie heure, invariablement, il recommencera ses rondes et demandera à sortir.

Ceci n’est PAS un chien détendu.

Pourtant, il est collant et adore les câlins. Mais dehors c’est mieux. Il sait qu’il n’a rien à craindre de nous mais… c’est quand même plus détendu s’il sent qu’il a la possibilité de bouger comme il le veut. Il n’aime pas être enfermé. Il dort dans leur chambre, avec Ayla, mais une fois réveillé il est dehors en permanence, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige.

Et pendant des années, je me suis battue. J’ai vu des comportementalistes, des éducateurs. J’ai travaillé avec lui. Je voulais qu’il apprenne à SE gérer à l’intérieur pour que JE puisse me sentir plus détendue et moins coupable. Après tout, ce chien qui vit dehors et que je ne vois que peu les jours où je travaille, c’est un animal négligé non ?

Alors, l’été, c’est plus simple. On passe beaucoup de temps dehors, les portes sont ouvertes, c’est plus facile pour tout le monde.

Mais l’hiver, impossible. Pourtant, j’avais vraiment envie des soirées télé à 4 sur le canapé.
Pour cela, il fallait donc ouvrir à Merlin. Si je fais cela et que je le laisse décider de ses déplacements, il va entrer, courir partout, pisser, sortir, courir, rentrer, courir, sortir etc, jusqu’à ce qu’il finisse par rester dehors. Evidemment, cela est usant. Au passage il aura retourné la maison, une des deux humaines aura pris un coup de patte et sera en train de pleurer, le vase de mamie fernande aura été pété et Ayla grognera systématiquement dès qu’il s’approchera d’elle à trois mètres. Autant pour la soirée télé tranquille.
Si, consciente de cela, je le fais entrer en ayant une laisse en main, et que je le travaille disons une demie heure pour qu’il se mette en tête que là, on court pas. et bien… j’aurais passé une demie heure à faire faire des exos à la con à mon chien. Ca ne l’aura pas amusé (il n’est pas Ayla), ça ne m’aura pas amusé (ça ne m’amuse que si ça amuse le chien). Nous allons avoir du ressentiment l’un pour l’autre et… quinze minutes plus tard il faudra recommencer jusqu’à épuisement. Toujours pas une soirée calme et agréable.

Au début, j’ai cru que c’était juste une question de persévérance et qu’à force le chien saurait se gérer sans qu’on ait besoin de passer par la phase « travail ». Guess what ? Ce n’est jamais arrivé et on a fini par abandonner.

Alors peut-être qu’il ne fait pas assez d’exercice ? Probablement, dans l’absolu. Mais les jours aux 20 km de rando, il se comporte pareil à la maison. L’épuisement arrive plus vite, mais pour moi aussi, alors c’est pas forcément plus facile.

Et donc, la merde.

Et me voilà, avec ma chienne chiante en balade, capable de transformer la plus sympa des promenades en moment de stress ininterrompu, et mon chien intenable à la maison, infoutu d’apprécier un moment calme et cuddly devant sur le canapé.

Mais il FALLAIT que ça marche. Tant pis si Ayla n’était pas sociable, après tout, c’est moi qui avait raté sa socia et c’était trop tard maintenant. Mais pour le reste, je me devais de faire en sorte que les choses rentrent dans l’ordre.

Alors, pendant des années, je me suis forcée à amener mes deux chiens en promenade ensemble, à TOUTES les promenades. On allait en ville ? Tant pis pour Merlin. Une balade avec d’autres chiens ? Tant pis pour Ayla. Des enfants qui courent et crient ? Tant pis pour tout le monde ! Mais je les prenais quand même, c’était « bon pour eux », vous voyez.

Si je sortais Merlin en cani vtt, au retour, j’attelais Ayla pour que, elle aussi, elle en « profite ».

Si je voulais garder Ayla pour la soirée, je me forçais à « essayer » de garder Merlin aussi, et quand nous craquions, nous couchions les deux. Pas de jaloux.

Juste moi, à ronger ma culpabilité et ma frustration. Ayla, privée de canapé et de temps calme et Merlin, obligé de se battre contre lui même pour endurer mes fantasmes de chien « civilisé ». Au final, qui cela rendait heureux ?

Aucun de nous.

J’ai fini par craquer.

Finalement, on a appris aux chiens à vivre un peu l’un sans l’autre et pour les balades en libre, je prends soit l’un, soit l’autre. S’il y a un risque de croiser un troupeau, c’est Merlin. Si on va en « milieu civilisé » et qu’une laisse est impliquée, c’est Ayla qui en profite. Il y a un vtt à tracter ? Alors c’est pour Merlin. Un autre chien, joueur et joyeux ? Aussi Merlin. Mais cet autre chien est un mâle adulte calme et viril ? Ce sera pour Ayla alors.

Le soir, Merlin mange dans sa chambre, et Ayla dans le salon. Merlin met entre 30 min et une heure et demie pour manger. Ayla 35 secondes. Du coup, on la garde durant ce temps pour que Merlin mange tranquille. Et puis, un jour, on a « oublié ». Merlin n’a rien dit. Ayla a kiffé.
Depuis, elle a ses soirées sur le canapé et Merlin est tranquille dehors. Il ne demande pas à rentrer, il ne pleure pas.

J’en parlais à une amie la semaine dernière, un peu angoissée d’avoir finalement rompu « l’équité » et me sentant une mauvaise maîtresse. Elle m’a répondu : « Ben je vois pas pourquoi c’est nul ? C’est plutôt super de faire ce que les chiens veulent et pas ce que les humains pensent. »

Mind blown.

Ce moment où on se demande si…

Est-ce que – vraiment – Merlin a envie d’être avec nous à l’intérieur ? Ou est-ce qu’il préfère être dehors, tant pis si nous ne sommes pas là avec lui ? Est-ce qu’il se conduit dedans comme ça parce qu’il est mal éduqué, ou simplement parce qu’il n’est pas à l’aise à l’intérieur ?

Est-ce que – vraiment – Ayla est une chienne « pétasse » et castratrice, ou est-ce que, juste, elle n’aime pas particulièrement socialiser avec les autres chiens ?

Est-ce que Merlin profite réellement des sorties en ville, ou est-ce que c’est une épreuve qu’il endure parce que je ne lui en laisse pas le choix ?

Est-ce que ça intéresse Ayla, au fait, de tracter un vélo ?

Est-ce que ces balades si stressantes où je me force à détacher Ayla pour qu’elle puisse « courir » et où, juste, elle marche 500 mètres plus loin pour échapper à mon stress et mes rappels incessants doivent absolument avoir lieu ? Ou est-ce que ces autres balades en laisse où nous sommes toutes deux détendues et joyeuses ne sont pas suffisantes et plus adaptés à nos caractères ?

Est-ce que je maltraite Merlin en le laissant dans son espace, et en prenant Ayla avec nous ? Ou est-ce que je lui laisse l’espace et la liberté dont il a besoin pour ne pas se sentir oppressé ?

Est-ce que je ne maltraiterait pas, à l’opposé, Ayla en la privant de soirées canapé avec nous parce que je ne veux pas que Merlin se sente seul dehors ? D’ailleurs, est-ce que Merlin se sent vraiment seul ? Lui si expressif, il dort tranquillement au lieu de pleurer et de gratter à la porte.

Et nous, humaines ? Que ressentons-nous ? Dans quelle configurations nous sentons-nous le mieux, le plus juste avec eux ? Avec nous ?

Je ne m’étais jamais posée ces questions. Je faisais ce que je croyais *devoir* faire pour obtenir ce fantasmé chien « bien dans ses pattes » et, ce faisant, je crois bien que je n’écoutais pas ce que me disaient mes chiens.

Je crois bien que je me faisais des illusions sur le temps et les moyens que je pouvais leur consacrer au quotidien aussi.

Je crois que je me voilais la face pour ne pas trop avoir l’impression de faire « moins bien » que les autres. Tout en ayant une conscience très aiguë de tout ce que je faisais « mal » ou pas « assez bien ». Jusqu’à dire, à plusieurs reprises que je ne me serais pas vendu de chiot à moi-même.

Est-ce que toute cette souffrance en vallait la peine ?

On fait le point ?

J’ai fini par baisser les armes et par regarder. Regarder mon gros chien couché de tout son long sur la terrasse. Lui qui se jette dans mes bras et me nettoie la totalité de mon visage lorsque je sors dans le jardin. Ce gros chien est heureux. Surtout sans canapé obligatoire. Surtout sans balade en ville. Surtout sans le stress de devoir se contenir, de devoir supporter les portes fermées, l’immobilité obligatoire et le calme factice. Les bruits étranges, les zones interdites, le pipi qui fâche tout le monde et tout ce qu’on n’a pas le droit de mâcher.
Mon gros chien, il adore les grandes promenades en tête à tête avec sa maîtresse, il peut courir, il peut renifler et se jeter dans ses bras. Il prend la pose et lui raconte les choses qu’il entend, dans sa langue à lui qu’elle comprend pas mais écoute avec attention. Il est content parce que lui, il veut juste de l’attention et des kilomètres à parcourir. Le canapé c’est nul.

J’ai fini par regarder ma chienne, ronflant sereinement, blottie contre moi après cette petite balade de 20 min dans le village où elle a pris soin de faire pipi sur chaque brin d’herbe avant de rentrer, très satisfaite, marchant à mon pied, laisse détendue. Cette chienne est heureuse. Elle n’a pas eu à endurer la présence d’autres chiens, c’est stressant les autres chiens. Elle n’a pas eu à supporter les cris de sa maîtresse débile qui a peur car elle « risque » d’aller tuer un chat (ou whatever n’est ni un chien, ni un humain), mais qu’elle n’assume pas de la garder en laisse tout le temps. Elle n’a pas dû courir durant des kilomètres pour n’aller nulle part. Non, ma chienne a dansé avec sa maîtresse, quelques passages autour des jambes, quelques petits bonds et un jappement joyeux. Elle a reniflé les odeurs. Elle a mangé une croûte de fromage, et maintenant elle est au calme et au chaud. Elle aime ça.

Alors à moi de me débarrasser de ma culpabilité et de cette pensée absurde qu’un chien doit être « comme ça », sinon c’est que nous, humains, ne sommes pas à la hauteur.

Le chien, il est comme il est, et nous, on fait de notre mieux.

La bonne attitude est celle où nous sommes tous sereins et satisfaits.

6 réflexions au sujet de « Le mythe du chien parfait (… ou la culpabilité et les comportements débiles qui en découlent) »

  1. Hé ben, tu en avais gros sur la patate!
    Si le chien parfait existait, ça se saurait va! C’est vous qui êtes parfaites !
    Bises.

  2. J’ai passé un bon moment en te lisant et je me suis même reconnue dans tes propos. Je pense que malgré les difficultés rencontrées avec ma chienne, je la regarde avec amour et elle est finalement parfaite pour moi.

  3. Merci pour cet article… J’ai une chienne de canaan de 5 ans et je retrouve beaucoup de traits de caractère dans ce que tu décris d’Ayla! Les mêmes bons cotés à la maison 🙂 Et les balades stressantes à chaque fois que je la perd de vue je connais! L’angoisse qu’elle croise un chien et que ça dégénère parce qu’elle est franchement intolérante avec les toutous qui sont un tout petit peu malpolis ou trop nerveux ou trop bruyants ou ceci ou cela. Alors comme toi je me suis acharnée un temps pour atteindre les idées que j’avais en tête et rendre ma chienne sociable, puis après avoir longtemps culpabilisé d’avoir raté des trucs dans son éducation, j’ai appris à l’écouter et je m’adapte, on évite les promenades avec mes amies qui ont des chiens avec qui elle ne s’entend pas, elle est certes capable de prendre sur elle mais ce n’est en aucun cas des balades plaisantes pour elle, donc ces moments entre chiens c’est plutôt pour mon golden. Comme pour Ayla, la ville c’est cool pour India alors c’est notre moment à nous deux, faire la fête à tout les humains qu’on croise, se poser dans un bar pour qu’elle fasse sa commère, sentir partout et faire 3 gouttes de pipis à chaque poteau, ce sont ces petits plaisirs. Et j’ai appris que plus je suis détendue plus elle l’est, donc je prends sur moi quand il y a une source de stress (ouch un chien inconnu en face par exemple), et si on fait que des balades en laisse parce que la liberté c’est compliqué à gérer, je marche à son rythme même si c’est parfois chiant de faire demi tour tout les trois pas parce qu’en fait y avait une odeur intéressante là-bas. Quand je vois sa bouille contente ça vaut toute la patience et tout les efforts qu’on fait ensemble pour que ça marche. On devrait plus souvent les écouter et oublier nos envies de perfection.

  4. Merci pour cet article! Mon Canaan est un mix des deux, et j’embrasse sa personnalité chaque jour! Mais je ne me fatigue plus à l’expliquer aux gens.
    Pour eux, un chien craintif c’est bizarre, point.
    Pour moi, un chien intelligent, toujours la queue remuante tant que l’environnement lui plaît, très expressif, pot de colle qui fait des pipis de joie, c’est tout ce qu’il me fallait.

  5. tout est vrais !j’ai eu jusqu’à8 husky sur un terrain de 5000m clos avec accés dans la maison Toujours en laisse en exterieur pour la protection des animaux rencontrés et la leur Nous nous sommes adaptées à leur mode de vie en partie et non l’inverse Étaient ils malheureux? leur vie a été de14 à19 ans .Sans remord ils nous ont beaucoup apporté (comme avec les humains qu’on aime il faut savoir faire des concessions)et ne pas oublier qu’un chien reste un chien!!merci de partager votre vécu

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